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La bronchiolite

 
 
LA BRONCHIOLITE

 
La bronchiolite aiguë est une infection virale respiratoire épidémique saisonnière du nourrisson avant 2 ans. En France, on estime chaque année que 460 000 nourrissons (30 % de la population des nourrissons) sont concernés par cette infection.

Dans plus de 7 cas sur 10, la bronchiolite de l'enfant est due au virus respiratoire syncitial (VRS). Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux, le matériel souillé par une personne enrhumée et par les mains. Ainsi, un rhume de l'enfant et de l'adulte peut être à l'origine d'une bronchiolite chez le nourrisson.
La bronchiolite qui est facilement reconnue par le médecin ou le pédiatre relève dans la très grande majorité des cas (95 %) d’une prise en charge en ville. Dans la très grande majorité des cas, la bronchiolite évolue spontanément de manière favorable. Dans de rares cas, la bronchiolite impose l’hospitalisation.

Il est important de rappeler que les parents doivent, lorsque cela est possible, en priorité consulter un médecin de ville ou un médecin de garde avant de se rendre à l’hôpital.
 
ORIGINE

 

Le terme de bronchiolite englobe l’ensemble des bronchopathies obstructives liées le plus souvent au virus respiratoire syncytial humain (VRS) responsable de 60 % des cas voir de près de 100 % à certaines périodes de l’année, mais d’autres virus peuvent être retrouvé : les Métapneumovirus (20 %), les influenza virus, les para-influenza virus, les adénovirus et les rhino-virus se partagent les 20 % de bronchiolites restantes.

 
EPIDEMIOLOGIE

 

La bronchiolite est une maladie infectieuse toujours virale qui survient en période épidémique plutôt hivernale chez les nourrissons de 1 mois à 2 ans avec un maximum de fréquence entre 2 et 8 mois.


L'épidémie débute généralement à la mi-octobre, pour atteindre un pic en décembre et se termine à la fin de l'hiver.
Deux pour cent des nourrissons de moins de 1 an seraient hospitalisés pour une bronchiolite sévère chaque année.


Le VRS se transmet soit directement, par les sécrétions contaminées, soit indirectement, par les mains ou le matériel souillé. L’incubation est de 2 à 8 jours, l’élimination du virus dure en général 3 à 7 jours mais peut être plus prolongée, jusqu’à 4 semaines.

 
CLINIQUE

 

L’infection débute par une rhinopharyngite peu fébrile avec une toux sèche. Dans 20 % des cas que cette rhinopharyngite est suivie d’une atteinte bronchiolaire.


La bronchiolite se manifeste par une dyspnée avec polypnée( accélération du rythme respiratoire). L’expiration est freinée, sa respiration est sifflante. La détresse respiratoire peut perturber l’alimentation (il a du mal à boire ses biberons). La distension thoracique et les signes de lutte sont, en dehors de l’épuisement, proportionnels au degré de l’obstruction.


Au début, l’auscultation est dominée par les crépitants (secs, inspiratoires) et/ou les sous- crépitants (plus humides, expiratoires) surtout chez le jeune nourrisson. Les râles bronchiques et les sibilants apparaissent rapidement, ils sont souvent audibles à distance (wheezing). Après l’âge de 1 an, l’auscultation est plus riche, dominée par les sibilants expiratoires.


Le silence auscultatoire est un témoin d’obstruction sévère.

L’évolution clinique est, dans la très grande majorité des cas, favorable ; les signes d’obstruction durent en général 5 à 10 jours. Une toux résiduelle peut persister encore une quinzaine de jours. Le risque de détresse respiratoire grave est plus important chez les enfants de moins de 6 semaines.


Une infection bactérienne (Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae, Moraxella catarrhalis) peut coexister avec l’infection virale.


Les rechutes de bronchiolites dans les 2 premières années de vie concernent 23 à 60 % des enfants. 

DIAGNOSTIC

 

Le diagnostic est clinique, peu de place pour les examens complémentaires. L’oxymétrie de pouls est un élément d’évaluation de la gravité de la bronchiolite du nourrisson en milieu hospitalier et en médecine de ville quand il est réalisable.

 
TRAITEMENT

 
 

La prise en charge d’une bronchiolite aiguë du nourrisson est essentiellement symptomatique : hydratation et nutrition.


Le maintien d'une hydratation satisfaisant les besoins de base du nourrisson est essentiel pour faciliter la fluidité des sécrétions. Les difficultés d’alimentation peuvent amener à prendre des mesures simples comme la désobstruction nasopharyngée avant l’alimentation, le fractionnement des repas et, éventuellement, l’épaississement des biberons.


La kinésithérapie respiratoire permet d’évacuer les sécrétions de l’enfant.


Les antibiotiques ne sont pas indiqués dans un premier temps (la bronchiolite est d’origine virale). L’antibiothérapie peut être envisagée secondairement en cas de surinfection.

Quoiqu’il en soit, l’état respiratoire des enfants doit être surveillé : toute aggravation nécessite une consultation, voire une hospitalisation dans moins de 1% des cas.

 

TRANSMISSION ET PREVENTION

 

Actuellement, la prévention repose principalement sur les mesures d’hygiène :

lavage des mains de toute personne qui approche le nourrisson, aération de la chambre, éviter le contact avec les personnes enrhumées et les lieux enfumés, nettoyage régulier des objets avec lesquels le nourrisson est en contact (jeux, tétines…).

Pour éviter la transmission du virus à l’origine de la bronchiolite à votre bébé, vous pouvez adopter des gestes simples et quelques précautions (les parents, les frères et les sœurs, et tout l’entourage proche, etc.) :

 

  • lavez-vous systématiquement les mains à l’eau et au savon pendant 30 secondes avant de vous occuper d’un bébé,
  • si vous avez un rhume ou que vous toussez, portez un masque chirurgical (en vente en pharmacie) pour vous occuper de lui, et demandez le aussi à toutes les personnes qui s’occupent de votre bébé,
  • si vous êtes enrhumé ou en période d’épidémie, n’embrassez pas votre enfant sur le visage, ni sur les mains. Ce conseil s’applique également à tout l’entourage (frères, sœurs, etc.), 
  • aérez sa chambre tous les jours au moins 10 min,
  • n’échangez pas dans la famille et l’entourage les biberons, les sucettes, les couverts et verres non nettoyés.

 

 

 

L’IRSAN, Institut de Recherche pour la valorisation des données de SANté, regroupe des experts issus du monde des études en santé, des médecins, des bio-statisticiens, des épidémiologistes, des data-scientists, des spécialistes du numérique en santé. L'IRSAN propose des éléments d'information en santé, générés en temps réel à partir des données issu des recherches méthodologiques du groupe Systèmes Complexes et Epidémiologie (SCEPID).

 
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